/// Signal
Les majors du disque entrent au capital de Stability AI — et deux d’entre elles demandent au juge de rejeter la plainte des musiciens

Le fait : le 25 août 2026, Stability AI a clos une levée de 76 millions de dollars. Les trois plus grandes maisons de disques du monde — Universal Music Group, Sony Music Group et Warner Music Group — figurent parmi les investisseurs, aux côtés d’Electronic Arts. Le 11 septembre, deux d’entre elles — Universal Music Group et Warner Records, le label signataire du groupe Warner — ont déposé leurs dernières écritures pour faire rejeter la plainte du syndicat des musiciens américains, en s’appuyant sur une concession que ce syndicat a lui-même faite à l’audience. Sony, le troisième, n’est pas partie à cette procédure. Le 2 octobre, TechCrunch raconte une troisième histoire, plus ancienne : Sean Parker, cofondateur de Napster, reconstruit Stability autour de la musique. Trois dates, un même mouvement — et c’est la deuxième qu’il faut regarder.
Ce qui s’est passé, et à quelle date. La page de Stability AI est sans ambiguïté : « today announced a Series B fundraise of $76M in new capital », et le communiqué porte « LOS ANGELES - AUGUST 25, 2026 ». Le tour réunit Electronic Arts, Sony Music Group, Universal Music Group, Warner Music Group, AMD Ventures et Pacific Alliance Ventures. Le communiqué distingue ensuite deux choses qu’il ne faut pas confondre : un « already stacked roster » de soutiens antérieurs — Coatue, Greycroft, Kadmos Capital, Lightspeed Venture Partners, Mantis Capital, Sound Ventures, WPP, ainsi que Sean Parker, Eric Schmidt, James Cameron et d’autres — et les cinq de cette liste qui participent aussi à ce tour : « Coatue, Greycroft, Kadmos Capital, Sean Parker, and Eric Schmidt are also participating in the Series B ». Le même communiqué emploie une formule qu’il faut lire attentivement : « This round includes investments from existing strategic partners » — et les trois noms qu’il donne ensuite, Electronic Arts, Universal Music Group et Warner Music Group, sont des liens vers les annonces de partenariat signées auparavant. Sony ne figure pas dans cette liste de partenaires, ce que The Next Web relève : « Sony Music has no comparable announced partnership. Its name appears among the new investors in the funding release, but not among the strategic partners the company lists. » Le communiqué annonce enfin que Thomas Laffont, cofondateur de Coatue, entre au conseil d’administration. C’est lui qui signe la phrase reprise par la presse : « While others are building generalized AI, Stability AI is building creative tools and doing it alongside the artists, studios, and rights holders whose work defines the field ». Elle mérite d’être attribuée correctement, parce que ce n’est pas Stability qui parle de Stability : c’est un investisseur qui vient d’entrer au conseil. Le CEO de Stability AI, Prem Akkaraju, déclare de son côté : « This unmatched group of investors is an affirmation of our vision where generative AI empowers every producer, musician, and storyteller ».
Ce qui s’est passé ensuite, et que la fiche avait perdu. Le 11 septembre 2026, Universal Music Group et Warner Records ont déposé leurs répliques devant le tribunal fédéral du district sud de New York, ce qui ferme la mise en état sur leurs requêtes en rejet. Music Business Worldwide écrit que les deux sociétés « have told a New York federal court that the American Federation of Musicians conceded away its own case when it accepted that no union agreement covers AI ». Le même article précise qui manque à l’appel : Sony Music, qui « has not settled with either AI company, is not a party to the AFM case. » Le raisonnement des avocats d’Universal tient en trois lignes. Warner Records et Atlantic Recording Corp. ont déposé leur propre réplique le même jour. D’abord : « Article 21(a) does not state a rate ». Puis : « It imports one from the separate AFM agreement governing the new purpose. » Enfin : « And AFM has conceded that no such agreement exists for the AI Use. » L’article 21(a) du Sound Recording Labor Agreement est la clause qui ouvre une rémunération supplémentaire quand un enregistrement est utilisé pour un usage non prévu par la convention. Selon la lecture qu’en donnent les avocats d’Universal, il ne fixe pas de tarif : il renvoie à un accord séparé pour ce nouvel usage. C’est cette lecture que le syndicat conteste. Et devant le juge Edgardo Ramos, le 21 juillet, l’avocat du syndicat, Eyad Asad, a répondu à la question de savoir si un tel accord existait : « No. So, there is no underlying agreement for AI use. We conceded that ». Les avocats d’Universal en tirent une conclusion qu’ils résument ainsi : « A payment obligation measured by an agreement that does not exist is no payment obligation at all. » Le syndicat, lui, avait déposé son opposition le 4 septembre. Il ne se contente pas de contester l’interprétation : selon Complete Music Update, il soutient que d’autres dispositions du même accord fournissent les montants manquants — « existing provisions of the SRLA, including session rates, streaming rates and sampling rates, supply objective measures from which damages can be determined ». NME a confirmé l’offensive le 21 septembre : « Universal Music Group and Warner labels have asked a court to dismiss the American Federation of Musicians’ (AFM) AI licensing lawsuit. » Et le dossier n’est pas seulement judiciaire : Music Business Worldwide note que « the union and the labels are negotiating the next SRLA », avec l’IA au centre des discussions.
La plainte, et ce qu’elle demande exactement. Le 5 juin 2026, l’American Federation of Musicians a déposé une plainte fédérale devant le tribunal du district sud de New York contre Universal Music Group et Warner Music Group. Le syndicat écrit lui-même qu’une rectification est intervenue le 24 juillet pour corriger le nom de la partie Warner, Warner Records étant le signataire réel de l’accord. Ce que le syndicat reproche aux maisons de disques tient en une phrase : avoir licencié aux plateformes d’IA musicale Suno et Udio les enregistrements de ses membres sans les payer ni l’informer. Son président international, Tino Gagliardi, le formule ainsi : « Record labels built multi-million-dollar AI deals on the backs of our members, yet the artists whose life’s work powered these technologies haven’t received a single dime ». Il poursuit : « The labels cannot pocket massive payouts while cutting working musicians out of the equation. This lawsuit is about transparency, accountability, and ensuring our artists receive every cent of the ‘new use’ royalties guaranteed to them under our collective bargaining agreement. » Une précision limite la portée du litige, et elle compte : il porte sur les musiciens d’enregistrement couverts par cette convention — les « session musicians » que nomme Complete Music Update — et non sur les artistes en général. C’est cet argent précis que le syndicat réclame, et la suite du dossier explique lequel.
Ce que Stability a construit pour mériter cet argent. La levée n’arrive pas sur une page blanche. Le 20 mai 2026, la société a publié Stable Audio 3.0, qu’elle présente comme « a model family with open-weights music models that are trained on fully licensed data ». Music Business Worldwide compte quatre modèles dans cette famille, en attribuant la formule à l’entreprise — « that the company says are trained entirely on licensed data » — et précise : « Three of the four models are open-weight, meaning they are free to download and build upon. » Un point de décompte, ici, parce que la fiche de veille et TechCrunch annoncent trois nouveaux modèles audio sortis depuis la levée. La famille compte quatre modèles, et Billboard les sépare : « a family of three new AI music models and one audio special effects model ». Trois pour la musique, donc, et un pour les effets sonores — la page officielle décrit elle-même un « Small SFX : Sound effects generation on-device ». Le trois de TechCrunch peut donc désigner ces trois modèles de musique. Ce qui reste à vérifier, en revanche, c’est la date : TechCrunch situe cette sortie après la levée de fin août, alors que la famille date du 20 mai et qu’aucune source du dossier ne décrit une seconde sortie de modèles audio entre les deux. Le papier de recherche publié avec elle donne la composition réelle du jeu de données, et elle est plus large que le mot licencié ne le suggère : « medium and large are trained on a combination of licensed audio from AudioSparx and Creative Commons recordings from Freesound ». Le même papier chiffre la part AudioSparx à « 806,284 audios ». Surtout, Stability AI écrit elle-même dans une page d’explication de son site que les partenariats avec Universal et Warner sont « distinct from the 3.0 training corpus described above » : les catalogues des maisons de disques ne sont pas, selon la société, ce sur quoi ses modèles audio ont été entraînés — autrement dit, les partenariats et le corpus sont, selon l’entreprise, deux choses distinctes, ce qui va contre le récit d’un entraînement sur les catalogues des majors. Nous signalons la divergence sans la trancher, parce qu’elle va dans l’autre sens et qu’elle n’oppose pas deux pages mais quatre. Tech Times écrit que ce corpus est entraîné « exclusively on licensed data », et qu’il inclut « catalog licensed through the UMG and Warner partnerships ». Music Business Worldwide parle de modèles « trained on licensed catalogs », et TechCrunch affirme que Sony, Warner et Universal « also licensed their catalogs for training as part of the deal ». Stability AI, elle, sépare les deux. Quatre sources, deux lectures, et nous ne tranchons pas. La page du 20 mai annonce par ailleurs une génération de longueur variable jusqu’à six minutes et rappelle la règle de propriété : « You own your outputs and can distribute and commercialize them under the Stability AI Community License ». Sept jours avant la levée, le 18 août, la société a livré un plugin qui amène ces modèles dans les stations audionumériques : « The plugin is available as a macOS AU and VST3, with support for both Apple Silicon and Intel Macs », compatible avec Logic Pro et Ableton Live, en bêta assumée.
Ce que la fiche de veille avait laissé de côté. Sean Parker n’y figurait pas, alors qu’il est le sujet de l’article de TechCrunch — et le titre de la page le dit : « Sean Parker is rebuilding Stability AI around music ». Sa fonction réelle est plus élevée que la seule liste d’investisseurs ne le suggère : Billboard écrit « Stability AI chairman and Napster founder Sean Parker », et Tech Times le décrit comme un « board member » qui « serves as Executive Chairman ». Il n’est pas un investisseur de passage : il est entré par le sauvetage. TechCrunch écrit : « Two years ago, he joined an $80 million rescue of Stability AI, the image-generator startup that nearly collapsed after overspending and internal turmoil led to founder Emad Mostaque’s ouster. » Le mot « ouster » est celui du journaliste, et la société ne l’a pas repris : son communiqué du 23 mars 2024 dit seulement que « Emad Mostaque resigned from his role as CEO of Stability AI and from his position on the Board of Directors of the company to pursue decentralized AI ». Les deux versions coexistent, comme souvent dans ce dossier, et la plus prudente est celle de l’entreprise. Sur ses intentions, la formule de Parker est rapportée par TechCrunch au discours indirect : « he tells The Information that he’s playing by the rules this time ». Nous n’avons pas pu lire The Information, la source d’origine : le site répond 403 avec moins de huit cents caractères utiles. Sur cette page-là, on ne conclut ni pour ni contre.
Les réserves, et elles portent sur le cœur du récit. Premièrement, la formule données licenciées est celle de Stability, pas un fait établi. Sur l’audio, une procédure attaque précisément ce point : selon Tech Times, le musicien Anders Manga a assigné en décembre 2025 Stability AI et son partenaire de licence AudioSparx, le journal écrivant qu’il reproche à la société d’avoir utilisé ses enregistrements « without authorization and in violation of a pre-existing licensing agreement ». Sur les images, l’action collective menée par Sarah Andersen, Kelly McKernan et Karla Ortiz n’a pas encore été jugée, et sa date a bougé, et elle n’est pas certaine. Fixée au 8 septembre 2026, elle est passée au 5 avril 2027 selon WION, qui écrit le 14 septembre que « the trial date has now slipped to 5 April 2027 » — en précisant que cette date venait des registres de suivi du dossier et pouvait glisser encore. Le dossier judiciaire confirme qu’elle n’est pas stabilisée : une ordonnance du 28 septembre 2026 y a modifié le calendrier. Deuxièmement, le contentieux de Stability AI reste ouvert sur ces images, et les deux parties n’en racontent pas la même chose. La High Court d’Angleterre et du Pays de Galles a rendu son jugement le 4 novembre 2025, dans l’affaire Getty Images contre Stability AI — la date est portée par le communiqué de Getty lui-même, et confirmée par l’analyse d’un cabinet d’avocats : selon Tech Times, les poids du modèle ne constituent pas des copies contrefaisantes, avec toutefois une contrefaçon de marque limitée et historique liée aux filigranes ; le résumé de l’IIPLA retient que « Court finds AI model’s parameters do not constitute copies of copyrighted photographs used in training ». Mais Getty Images, dans son propre communiqué du 4 novembre 2025, met en avant un point que les résumés laissent tomber : « This is a significant win for intellectual property owners ». Les deux lectures coexistent, et il faut lire les deux. Getty a obtenu l’autorisation d’appeler en décembre 2025 et cet appel est pendant ; aux États-Unis, la plainte redéposée en Californie du Nord est en phase de découverte, avec un procès annoncé en janvier 2028 selon Tech Times. Troisièmement, une même page peut se tromper : Billboard date la sortie de Stable Audio 3.0 de juin, quand la page officielle de Stability porte « May 20 » et que Music Business Worldwide confirme le 20 mai. Nous retenons la source primaire. Enfin, le tour de table ne dit pas tout : aucune valorisation n’a été publiée, ce que Tech Times relève comme un point en soi.
Notre lecture : la bonne question n’est pas de savoir si les ayants droit ont changé de camp en août 2026, parce qu’ils n’ont pas eu à le faire — Universal et Warner étaient partenaires de Stability AI depuis l’automne 2025, et Sony n’a, lui, aucun partenariat annoncé avec Stability — Tech Times écrit même qu’il « remains in active litigation against both companies as of August 2026 », c’est-à-dire contre Suno et Udio. SiliconANGLE l’écrit en une phrase, le jour même de l’annonce : « Two of the three record labels that backed today’s round maintain partnerships with Stability AI. » Le changement de camp a eu lieu un an plus tôt, et c’est lui que l’article doit raconter. La séquence est documentée : en 2024, les trois maisons de disques attaquent Suno et Udio pour contrefaçon ; en 2025, deux d’entre elles règlent — Warner avec les deux plateformes, Universal avec Udio — contre des licences et des paiements, tandis que Sony ne règle avec aucune ; en 2026, les mêmes prennent des parts dans une société d’IA. Le document du syndicat décrit lui-même ce que ces règlements ont produit : « These settlements granted the platforms catalog access for AI training and music creation in exchange for substantial compensation covering both licensing fees and past copyright violations. » Ces règlements ont produit de l’argent, et le syndicat en réclame une part : c’est un fait. Qu’une partie de ces sommes ait servi à financer la prise de participation est une hypothèse plausible, qu’aucun document du dossier ne confirme — nous ne l’écrivons donc pas comme un fait. Ce que cet argent achète, Tech Times le résume : « Equity participation gives labels not just licensing revenue but governance influence in the companies shaping AI-assisted music creation. » Mais la séquence n’est pas un ralliement, et une même page citée ici le montre : Stability écrit elle-même que Warner a réglé avec Suno en novembre 2025, et que « Universal Music Group and Sony Music continue to litigate in Boston ». Mieux : « Universal and Sony filed an amended complaint on August 25, 2026 in the District of Massachusetts », avec « more than 60,000 additional named works ». Le 25 août 2026 est le jour de la levée. Universal est donc actionnaire de Stability AI et plaignant contre Suno le même jour. Et Tech Times va plus loin, dans une phrase que nous n’avions pas relevée d’abord : « If the AFM’s "new use" argument succeeds, the equity upside from this Series B may eventually become part of that same dispute. » La meilleure objection à cette lecture vient de Music Business Worldwide, et elle est sérieuse : les avocats des deux labels soutiennent que le syndicat réclame des sommes déjà versées — « AFM members were already paid those session scale rates AFM contends they would be owed under its newly devised theory », écrivent-ils. Si c’est exact, il n’y a pas de manque à combler, et le litige porte sur une qualification, pas sur un impayé. Le dossier ne permet pas de trancher entre les deux lectures, et nous ne le faisons pas. Ce que cela déplace est net. D’un côté, trois maisons de disques prennent une part du capital d’une société qui dit elle-même que ses partenariats sont distincts de son corpus d’entraînement ; de l’autre, deux d’entre elles demandent à un juge de fermer le dossier des musiciens en s’appuyant sur une concession de la partie adverse. Mais le dossier n’est pas seulement entre les mains d’un juge : les mêmes parties négocient en ce moment le prochain accord de branche, avec l’IA au centre. Le mémoire d’Universal note que le juge Ramos a clos la conférence du 21 juillet en invitant les parties « to continue the collective bargaining process », et il en tire cet argument : « That process, not this lawsuit, is where the parties’ contract sends » la demande du syndicat. La question qui restera ouverte dans six mois n’est donc pas de savoir si Stable Audio réussit, ni ce que devient Sean Parker. Elle est de savoir par où les musiciens de studio seront payés : par une clause que leurs employeurs contestent devant un tribunal, ou par un contrat de branche qu’ils sont en train de renégocier. La seconde voie est la seule qui ne dépende pas d’un juge — et c’est celle que les deux parties pratiquent déjà en parallèle du litige.
Verdict SassyNow
Utile — la fiche de veille résumait une levée de 76 millions de dollars et un recentrage sur la musique. La vérification a retourné le sujet deux fois. Premièrement, la date : la levée a été annoncée le 25 août 2026, le communiqué porte « AUGUST 25, 2026 », et le 2 octobre n’est que le jour où TechCrunch a publié son article sur Sean Parker. Deuxièmement, et surtout, l’article ne pouvait pas s’arrêter au communiqué : le 11 septembre, Universal et Warner Records ont déposé leurs répliques pour faire rejeter la plainte du syndicat des musiciens, en s’appuyant sur la concession faite par ce syndicat le 21 juillet devant le juge. Cette pièce était accessible : un lien vers l’article qui la rapporte figurait dans le corps de la page NME que nous avions téléchargée. Ce que nous n’avons pas pu trancher, et que cet article n’écrit donc pas : le contenu de The Information, source d’origine de TechCrunch, inaccessible (403) ; et l’issue des requêtes en rejet comme de l’appel britannique. Deux précisions d’honnêteté, parce qu’elles vont contre notre première rédaction : la sortie de Stable Audio 3.0 est datée de juin par Billboard et du 20 mai par la page officielle de Stability AI et par Music Business Worldwide, et nous retenons la source primaire en le signalant ; et le décompte de trois modèles audio que donne TechCrunch correspond, selon Billboard, aux trois modèles de musique de la famille publiée le 20 mai — ce qui n’est pas corroboré, c’est la date, TechCrunch situant la sortie après la levée de fin août.
Sources
- Stability AI — « The Entertainment Industry’s Biggest Names Back Stability AI in Latest Funding Round », communiqué daté du 25 août 2026, source primaire (la Series B de 76 millions de dollars, le total de 232 millions sous le CEO Prem Akkaraju nommé en juin 2024, la liste des investisseurs incluant Electronic Arts, Sony Music Group, Universal Music Group, Warner Music Group, AMD Ventures et Pacific Alliance Ventures, la liste des soutiens antérieurs dont Mantis Capital et Lightspeed, la phrase « Coatue, Greycroft, Kadmos Capital, Sean Parker, and Eric Schmidt are also participating in the Series B » qui distingue les participants au tour, l’arrivée de Thomas Laffont au conseil d’administration, la phrase « This round includes investments from existing strategic partners » dont les trois noms renvoient aux annonces de partenariat antérieures — Sony n’y figure pas —, la citation d’Akkaraju, et la description de l’entreprise comme fournisseur d’outils pour les créatifs professionnels dans la musique, le jeu vidéo et le divertissement)
- Stability AI — « Stable Audio vs. competitors: licensing, export rights and self-hosting compared », page d’explication mise à jour à l’été 2026, source primaire (la phrase qui sépare les deux choses : les partenariats commerciaux avec Universal et Warner sont « distinct from the 3.0 training corpus described above » — les catalogues des maisons de disques ne font donc pas partie, selon l’entreprise elle-même, du corpus d’entraînement des modèles audio)
- Stability AI — « Meet Stable Audio 3.0, the model family built for artistic experimentation with open-weight models », page datée du 20 mai 2026, source primaire (la famille de modèles à poids ouverts présentés comme entraînés sur des données entièrement licenciées — formule de l’entreprise, que le papier de recherche précise —, la génération de longueur variable jusqu’à six minutes, la propriété des sorties sous licence communautaire ou licence entreprise au-delà d’un million de dollars de revenus, et la disponibilité des modèles Small et Medium sur Hugging Face)
- Stability AI — « Sharing a new way to work with Stable Audio », page datée du 18 août 2026, source primaire (le plugin de station audionumérique et l’application web enrichie, la génération jusqu’à une chanson complète de six minutes, et le plugin livré au format macOS AU et VST3 compatible avec Logic Pro et Ableton Live, en bêta)
- Stability AI — communiqué « Stability AI Announcement », 23 mars 2024, source primaire (la version de l’entreprise sur le départ de son fondateur : « Emad Mostaque resigned from his role as CEO of Stability AI and from his position on the Board of Directors of the company to pursue decentralized AI », avec l’intérim confié à Shan Shan Wong et Christian Laforte — cette formulation est celle de la société, et non celle de TechCrunch, qui écrit « ouster »)
- Papier de recherche « Stable Audio 3 » publié avec les modèles (la composition réelle du jeu d’entraînement — « medium and large are trained on a combination of licensed audio from AudioSparx and Creative Commons recordings from Freesound » —, la part AudioSparx de 806 284 fichiers audio, le filtrage des enregistrements Freesound sous CC-0, CC-BY et CC-Sampling+, et la génération en moins de deux secondes sur une H200)
- TechCrunch, Connie Loizos, 2 octobre 2026 à 14h09 PDT, rubrique In Brief (le titre « Sean Parker is rebuilding Stability AI around music », Sean Parker cofondateur de Napster qui dit jouer selon les règles cette fois, le sauvetage de 80 millions de dollars il y a deux ans après l’effondrement évité et l’éviction du fondateur Emad Mostaque — mot du journaliste, que le communiqué de la société ne reprend pas —, Prem Akkaraju devenu CEO, la levée de 76 millions annoncée fin août avec des catalogues licenciés pour l’entraînement, et la mise à jour à venir permettant de fredonner une mélodie ou de beatboxer un rythme) — la source d’origine de TechCrunch est The Information, dont la page répond 403 ; cette page situe la sortie de ces modèles après la levée de fin août, alors que la famille publiée par Stability AI date du 20 mai
- Music Business Worldwide, Murray Stassen, 17 septembre 2026 (les répliques déposées le vendredi 11 septembre par Universal et Warner Records, qui ferment la mise en état sur les requêtes en rejet, l’affirmation que le syndicat a concédé son propre dossier, la précision que « Sony Music, which has not settled with either AI company, is not a party to the AFM case », l’article 21(a) du Sound Recording Labor Agreement qui ne fixe aucun tarif et renvoie à un accord séparé, la citation des avocats d’Universal — « Article 21(a) does not state a rate », « It imports one from the separate AFM agreement governing the new purpose » et « A payment obligation measured by an agreement that does not exist is no payment obligation at all » —, la conférence préalable du 21 juillet devant le juge Edgardo Ramos et la réponse de l’avocat du syndicat Eyad Asad — « No. So, there is no underlying agreement for AI use. We conceded that » —, l’opposition du syndicat déposée le 4 septembre, et la phrase « the union and the labels are negotiating the next SRLA, with AI at the center of the talks »)
- Complete Music Update, Chris Cooke, 18 septembre 2026 (la requête des maisons de disques pour faire rejeter la plainte, la précision que le litige porte sur les musiciens de studio — les « session musicians » couverts par le Sound Recording Labor Agreement — plutôt que sur les artistes en général, et l’argument du syndicat sur le montant : les dispositions existantes de l’accord, « including session rates, streaming rates and sampling rates, supply objective measures from which damages can be determined », le syndicat concédant par ailleurs que la clause est « reasonably susceptible to more than one interpretation »)
- NME, Laura Molloy, 21 septembre 2026 (la confirmation que Universal et Warner ont demandé à un tribunal de rejeter la plainte du syndicat des musiciens, avec la reprise des citations de l’article 21(a) et de la concession du 21 juillet devant le juge Edgardo Ramos)
- American Federation of Musicians — « Summary of the AFM v. Universal, Warner, and Atlantic “New Use” Litigation », 21 août 2026, source primaire (la plainte fédérale déposée le 5 juin 2026 devant le tribunal du district sud de New York, le fait que les deux labels Warner — Warner Records et Atlantic Recording Corp. — soient les défendeurs en lieu et place de la société mère, la violation alléguée du Sound Recording Labor Agreement et de sa clause de nouvel usage, l’objet du litige — les catalogues licenciés aux plateformes d’IA musicale Suno et Udio —, la description de ce que les règlements ont accordé aux plateformes — « These settlements granted the platforms catalog access for AI training and music creation in exchange for substantial compensation covering both licensing fees and past copyright violations » —, la rectification du 24 juillet sur le nom de la partie Warner, et les deux citations du président international Tino Gagliardi, dont la phrase sur les versements massifs que les maisons de disques ne peuvent pas empocher)
- Billboard, Kristin Robinson, 25 août 2026 (la clôture de la Series B de 76 millions annoncée le mardi 25 août, la présence des trois majors et d’Electronic Arts, la formule « the first AI company to receive equity investment from all the majors in a funding round », la fonction de Sean Parker décrit comme « Stability AI chairman », la sortie de Stable Audio 3.0 datée de juin — contredite par la page officielle de Stability AI qui porte « May 20 » —, l’historique HarmonAI puis Stable Audio en 2023, l’accord de licence avec la bibliothèque AudioSparx, les partenariats avec Universal puis Warner à l’automne 2025, et le passé de Prem Akkaraju à la tête de Weta FX)
- Tech Times, Jerry Owens, 26 août 2026 (l’absence de partenariat annoncé entre Sony et Stability AI alors que Sony reste en litige actif contre Suno et Udio, la fonction de Sean Parker décrit comme « Executive Chairman », la plainte d’Anders Manga déposée en décembre 2025 contre Stability AI et son partenaire de licence AudioSparx pour l’entraînement de Stable Audio et pour violation d’un accord de licence préexistant, l’action collective Andersen, McKernan et Ortiz, la décision britannique de novembre 2025 et la contrefaçon de marque limitée liée aux filigranes de Getty, l’appel autorisé en décembre 2025, la plainte américaine redéposée en Californie du Nord avec un procès annoncé en janvier 2028, l’absence de valorisation publiée pour ce tour, et la phrase qui relie les deux terrains — « If the AFM’s “new use” argument succeeds, the equity upside from this Series B may eventually become part of that same dispute »)
- CourtListener — dossier N.D. Cal. 3:23-cv-00201, Andersen et autres contre Stability AI et autres (l’ordonnance du 28 septembre 2026 modifiant le calendrier de l’affaire, qui renvoie l’audience de certification à septembre 2027 et interdit de tenir la date d’avril 2027 pour définitive)
- WION, 14 septembre 2026 (le report du procès de l’action collective sur l’entraînement des modèles d’images : « Andersen v. Stability AI had been scheduled to begin on 8 September. According to case trackers, the trial date has now slipped to 5 April 2027 » — cette date remplace celle du 8 septembre que donnent les articles antérieurs)
- Getty Images — communiqué « Getty Images issues statement on ruling in Stability AI UK litigation », 4 novembre 2025, source primaire (la date du jugement, et la lecture que Getty en donne, que les résumés juridiques ne reprennent pas : « This is a significant win for intellectual property owners », avec l’affirmation que les œuvres protégées de Getty ont servi à entraîner Stable Diffusion)
- Latham & Watkins — analyse de la décision britannique dans Getty Images v. Stability AI (la date du jugement, que le communiqué de Getty porte lui-même : « On 4 November 2025, the High Court of England and Wales (the Court) handed down its long-awaited judgment in Getty Images v. Stability AI », référence [2025] EWHC 2863 (Ch))
- IIPLA — « UK High Court Rules Stable Diffusion AI Model Does Not Infringe Getty Images’ Copyrights » (le résumé de la décision britannique : les paramètres du modèle qui ne constituent pas des copies des photographies utilisées pour l’entraînement, l’abandon par Getty des demandes portant sur le processus d’entraînement et sur les images générées, et les trois questions examinées par la cour — cette page ne date pas le jugement et ne traite pas de la contrefaçon de marque, qui vient de Tech Times)
- SiliconANGLE, 25 août 2026 (la formule qui résume la situation des trois maisons de disques au jour de l’annonce : « Two of the three record labels that backed today’s round maintain partnerships with Stability AI », Universal et Warner travaillant avec la société sur des outils de production musicale)
- The Next Web, 25 août 2026 (le partenaire qui manque à la liste : « Sony Music has no comparable announced partnership. Its name appears among the new investors in the funding release, but not among the strategic partners the company lists. » — et le rappel que le conseil a écarté le fondateur : « The board pushed out founder Emad Mostaque in 2024 »)
- Music Business Worldwide, Mandy Dalugdug, 21 mai 2026 (la famille de quatre modèles d’IA musicale, dont trois à poids ouverts et libres au téléchargement, la formule attribuée à l’entreprise — « that the company says are trained entirely on licensed data » —, la génération de plus de six minutes, l’annonce faite le mercredi 20 mai, et la comparaison avec Stable Audio 2.0 lancé en avril 2024 avec un maximum de trois minutes)